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<title>Last posts on groupe ethnique</title>
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<name>Ratatosk</name>
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<title>Groupes ethniques, peuples et nations</title>
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<updated>2026-10-09T12:34:40+02:00</updated>
<published>2026-10-09T12:34:40+02:00</published>
<summary>            Groupes ethniques, peuples et nations      Leonid Savine...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704034&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/4269058836.jpg&quot; alt=&quot;6ec8aab0-99b1-4827-872b-04a83683a9d5.jpg&quot; width=&quot;603&quot; height=&quot;387&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Groupes ethniques, peuples et nations&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Leonid Savine&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Extrait du livre de Leonid Savine, &lt;em&gt;Ordo Pluriversalis: la fin de la Pax Americana et l’essor de la multipolarité&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704035&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/01/378694452.jpg&quot; alt=&quot;Leonid-Savin-Ordo-Pluriversalis-Prima.jpg&quot; width=&quot;280&quot; height=&quot;392&quot; /&gt;Les « peuples » sont rarement abordés en science politique, si ce n’est lorsqu’il est question des précurseurs des mouvements de libération nationale dans différents pays ou dans les débats sur le populisme, devenus particulièrement actuels en lien avec les processus profonds qui ont récemment transformé le paysage politique des pays de l’Union européenne. Parallèlement, l’ethnologie et l’ethnographie travaillent avec des concepts différents, tandis que la sociologie s’intéresse davantage aux strates, aux classes et aux processus qui traversent la société.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Depuis l’apparition de la notion de «nation», l’influence des Lumières a installé, non seulement en Europe mais aussi dans d’autres régions, la conviction que cette nouvelle «institution» apportait une réponse à toutes les questions, de l’économie à l’administration publique. Or, tel n’a pas été le cas. Ce n’est pas un hasard si le XXe siècle a vu renaître un grand intérêt pour l’ethnologie et l’anthropologie culturelle, ainsi que pour l’étude des modes de vie de différentes nationalités et ethnies autochtones qui avaient longtemps vécu de manière autonome, sans se rattacher au monde de la modernité. Celles-ci ont commencé à être considérées non plus seulement comme «exotiques», mais aussi comme des points de référence permettant à d’autres de comprendre leurs propres actions, leur identité, leur structure sociale et d’autres phénomènes similaires. Même à l’époque où, avec l’effondrement des empires et la formation des États-nations en Europe, le nationalisme prenait la forme d’une idéologie d’État, certains penseurs appelaient à faire revivre l’ordre ancien ou à renverser l’ordre bourgeois et moderniste contemporain. De telles convictions ont été exprimées aussi bien par des penseurs ayant influencé le développement de la pensée libérale — par exemple avec le «bon sauvage» de Jean-Jacques Rousseau — que par des critiques conservateurs de la culture moderne, comme l’illustre le style radical de Friedrich Nietzsche.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les rapports entre les sexes — les systèmes patriarcaux ou matriarcaux étant les manifestations les plus connues des particularités de la politique des sexes —, le statut des dirigeants — élites allogènes ou autochtones —, la structuration de la société en phratries — organisations binaires ou plus complexes —, en castes ou en classes — selon l’ascendance ou la capacité patrimoniale —, l’organisation des liens de parenté et la manière dont celle-ci façonne des phénomènes tels que la xénophobie et la xénophilie: tous ces facteurs n’ont pas disparu à l’ère de la mondialisation. Même s’ils ne jouent plus un rôle significatif dans la vie sociale ou politique de certains États, ils continuent d’exercer une influence plus ou moins marquée dans la majorité des pays. L’Inde, souvent présentée comme la plus grande démocratie du monde, conserve encore aujourd’hui son système de castes. Bien que tous ses citoyens soient égaux sur le plan juridique, ils ne le sont pas dans les faits.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704037&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/4043612307.jpg&quot; alt=&quot;imagosses.jpg&quot; width=&quot;487&quot; height=&quot;552&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Famille ossète.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Il existe des raisons de penser que les efforts des forces libérales et mondialistes visant à diffuser une culture civique uniforme, destinée à neutraliser ces différences, ont peu de chances d’aboutir dans les décennies à venir. Une attention soutenue à la diversité ethnique et aux traditions nationales constituera un trait fondamental de toute politique équilibrée et efficace. Cela nécessite toutefois une compréhension approfondie de l’appareil terminologique pertinent ainsi que des spécificités propres aux catégories ethniques, populaires et nationales — et nationalistes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L’ethnos&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Lorsqu’on étudie l’histoire des sociétés humaines en remontant plusieurs siècles en arrière, de nombreuses théories viennent inévitablement à l’esprit concernant les structures communautaires primitives et tribales d’organisation humaine, auxquelles auraient succédé les sociétés esclavagistes et féodales. Cependant, même si ces affirmations sont universellement admises, elles demeurent assez superficielles et reposent sur des théories évolutionnistes ainsi que sur des conceptions occidentalo-centrées de l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Comme Franz Boas et Claude Lévi-Strauss l’ont démontré de manière convaincante, même les «sociétés primitives», au sens moderne du terme, présentent des structures très complexes ainsi que des mécanismes de perception et de réaction aux processus qui ne cessent d’étonner les chercheurs contemporains. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704038&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/1679465464.png&quot; alt=&quot;Carte_GuerreRomanoEtrusque_298avJC.png&quot; width=&quot;577&quot; height=&quot;478&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le concept de «tribu» pourrait devoir son origine aux tribus que Romulus aurait, selon la légende, instituées dans la Rome antique. À l’origine, il existait trois «tribus» : les Albins, les Sabins et les Étrusques. La troisième était considérée comme étrangère, car la langue et les autres caractéristiques des Étrusques différaient de celles des deux premières. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Toutefois, Servius Tullius, sixième roi de Rome, modifia ce principe en imposant des restrictions aux déplacements au sein de la ville — la tribu étrusque s’agrandissant continuellement sous l’effet d’afflux extérieurs — et en ajoutant une tribu ainsi que quinze autres tribus rurales. Jusqu’à la fin de la République romaine, l’organisation ultérieure des tribus reposa sur l’équilibre entre les communautés urbaines et agricoles. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;D’autres pays ont possédé leurs propres critères distinctifs de différenciation tribale, fondés sur des principes linguistiques, territoriaux, militaires ou autres. Ainsi, lorsque l’on évoque, par exemple, les méandres actuels de la «politique tribale» au Moyen-Orient, il convient de préciser que celle-ci diffère de la «politique tribale» d’autres États d’Asie du Sud-Est ou d’Afrique tropicale.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704039&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/3505925972.jpg&quot; alt=&quot;Shirokogoroff_s_m_1929.jpg&quot; width=&quot;232&quot; height=&quot;335&quot; /&gt;Un autre concept lié à la formation des peuples est celui d’«ethnos». Dans le monde scientifique russe, le terme fut introduit par l’anthropologue et ethnographe russe Sergueï Chirokogorov (photo), considéré comme le fondateur de l’école russe d’ethnologie. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Chirokogorov définissait l’ethnos comme «un groupe d’êtres humains parlant la même langue, reconnaissant une origine commune et possédant un ensemble de coutumes et de modes de vie, préservés et consacrés par la tradition, qui diffèrent des coutumes d’autres groupes». Il estimait que les principaux fondements de la classification des ethnos étaient «&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;premièrement&lt;/span&gt;, les caractéristiques anthropologiques ou somatiques, c’est-à-dire les particularités de la constitution corporelle — squelette et parties molles — et de la couleur, ainsi que les signes reconnus inconsciemment par le groupe ethnique; &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;deuxièmement&lt;/span&gt;, les caractéristiques ethnographiques, à savoir les ensembles de coutumes et de modes de vie; et enfin, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;troisièmement&lt;/span&gt;, les caractéristiques linguistiques, c’est-à-dire la langue de l’ethnos ».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704041&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/621930589.jpeg&quot; alt=&quot;240970834_8ed38652-76fd-4c90-9e65-5ab9f10f706c.jpeg&quot; /&gt;Une caractérisation semblable a été proposée par Ioulian Bromley (photo), éminent représentant de l’école soviétique marxiste d’ethnologie. Selon lui, l’ethnos est «un groupe humain stable, historiquement constitué sur un territoire donné, possédant des caractéristiques relativement communes et durables de langue, de culture et de psyché, ainsi que la conscience de son unité et de sa différence par rapport aux autres formations similaires, l’ensemble de ces éléments étant fixé dans son nom propre».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ces définitions permettent de dégager les principaux marqueurs des &lt;em&gt;ethnos&lt;/em&gt;: «le territoire, l’histoire, la langue, la culture, les particularités de leur psyché et la conscience nationale de soi». Il faut en même temps souligner que « ni les qualités somatiques — c’est-à-dire les caractéristiques anthropologiques — ni la langue ou la religion ne constituent nécessairement des facteurs déterminants dans la définition d’un &lt;em&gt;ethnos&lt;/em&gt;. Des &lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;différents peuvent naître d’un même substrat ethno-génétique, linguistique et culturel, mais, pour certaines raisons historiques, entretenir une hostilité permanente les uns envers les autres. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;À l’inverse, un substrat ethnolinguistique très diversifié peut même donner naissance à un &lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;entièrement distinct, attiré par un élément ethnique totalement étranger au paysage culturel et historique local». Il en résulte que, malgré son apparente simplicité intuitive, l’&lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;est un phénomène extrêmement complexe.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ioulian Bromley a également proposé de répartir les &lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;en deux catégories. Dans le premier cas, l’&lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;au sens étroit peut être défini comme «l’ensemble des personnes historiquement constituées sur un territoire donné, possédant des caractéristiques relativement communes et stables de culture et de psyché — langue comprise — ainsi que la conscience de leur unité et de leur différence par rapport à d’autres formations similaires, c’est-à-dire une conscience de soi». Pour distinguer cette variété d’&lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;des autres, Bromley a proposé le terme &lt;em&gt;ethnikos&lt;/em&gt;. Il a également été souligné que cet ensemble de caractéristiques ethniques pouvait être préservé lorsqu’un groupe appartenant à tel ou tel peuple s’installait sur un nouveau territoire. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704042&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/3847194655.jpg&quot; alt=&quot;LAC_C-005611.jpg&quot; width=&quot;529&quot; height=&quot;344&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Bromley citait notamment l’exemple des Ukrainiens vivant au Canada, qui y avaient immigré à la fin du XIXe siècle (photo). La seconde catégorie serait illustrée par des communautés territoriales et politiques particulières se présentant comme des macro-unités autonomes. Ces organismes ethno-sociologiques possèdent, outre une composante culturelle, une unité territoriale, économique, sociale et politique. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le porteur direct de la culture ethnique est l’&lt;em&gt;ethnophore.&lt;/em&gt; Celui-ci détermine les lois selon lesquelles les personnes se regroupent et se divisent suivant des lignes ethniques; il est en outre l’héritier direct et le cocréateur de la culture nationale. Sa particularité tient au fait qu’il ne peut assurer seul la reproduction intergénérationnelle des caractéristiques ethniques. Autrement dit, l’&lt;em&gt;ethnophore &lt;/em&gt;doit être entouré d’autres individus qui lui ressemblent; c’est cela qui fait d’un &lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;un &lt;em&gt;ethnos&lt;/em&gt;. L’&lt;em&gt;ethnophore &lt;/em&gt;est le porteur individuel d’une culture ethnique et d’une psyché nationale particulières. Il constitue en quelque sorte l’atome à partir duquel se construisent les &lt;em&gt;ethnos&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704043&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/1154143780.png&quot; alt=&quot;Hoplites-in-formation-during-battle-1024x683.png&quot; width=&quot;565&quot; height=&quot;376&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le terme grec ancien &lt;em&gt;ethnos&lt;/em&gt;, dans son sens originel, n’englobait pas toutes les catégories de personnes vivant sur un territoire donné et partageant une langue et des traditions culturelles communes. En grec ancien, outre &lt;em&gt;ethnos&lt;/em&gt;, il existait d’autres types de collectivités humaines, tels que &lt;em&gt;demos (δῆμος), laos (Λάος)&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;okhlos &lt;/em&gt;(&lt;em&gt;ὄχλος&lt;/em&gt;). Comment les distinguer? Le linguiste français Émile Benveniste propose les définitions suivantes :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Demos &lt;/em&gt;désignait à la fois une subdivision territoriale et le peuple qui l’habitait… &lt;em&gt;Laos &lt;/em&gt;est la communauté guerrière définie par son rapport au chef, au «berger» ou au «guide». Le berger ne règne jamais sur le &lt;em&gt;demos&lt;/em&gt;, mais uniquement sur le &lt;em&gt;laos&lt;/em&gt;. Le &lt;em&gt;demos&lt;/em&gt;, quant à lui, n’est qu’une communauté de personnes réunies par des conditions sociales communes, tandis que &lt;em&gt;laos &lt;/em&gt;désigne les liens individuels entre un groupe de personnes et son chef… &lt;em&gt;Ethnos &lt;/em&gt;englobe non seulement les êtres humains, mais aussi les animaux et les abeilles.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Okhlos&lt;/em&gt;, pour sa part, désignait le peuple au sens de «foule, populace ou masse». Dans les sciences modernes, les &lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;ne sont généralement pas définis en tenant compte des abeilles et de la faune; on a plutôt coutume de qualifier d’&lt;em&gt;ethnos &lt;/em&gt;un groupe humain possédant une langue, des traditions culturelles et un passé historique communs. Dans la &lt;em&gt;Septante &lt;/em&gt;— traduction en grec ancien des textes de l’Ancien Testament —, le mot &lt;em&gt;ethne &lt;/em&gt;a servi à traduire le terme hébreu &lt;em&gt;goyim&lt;/em&gt;, qui désigne les peuples autres que les Juifs.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L’ethnocentrisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6704044&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/847813298.png&quot; alt=&quot;William_Graham_Sumner.png&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;291&quot; /&gt;Dans le contexte des relations internationales, il importe d’examiner la notion d’ethnocentrisme. Le terme «ethnocentrisme» a été introduit dans le vocabulaire scientifique en 1906 par le sociologue américain William Sumner (photo), qui l’a décrit comme un ensemble d’attitudes de préjugé ou de méfiance envers les personnes extérieures, attitudes susceptibles d’exister même au sein d’un groupe social donné.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Sumner a formulé une conception particulièrement féconde de l’influence qu’exercent les milieux hostiles ou les agressions extérieures sur la cohésion interne d’une société. Il a également observé ce qui suit:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les exigences de la guerre contre les étrangers assurent la paix à l’intérieur, afin que les dissensions internes n’affaiblissent pas l’endogroupe en temps de guerre. Ces exigences créent également le gouvernement et le droit internes au groupe afin de prévenir les querelles et d’imposer la
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